08 août 2008
SM
Voila un titre un doit susciter bien des curiosités, entre fantasmes, indignations ou simple amusement. Mais ce blog n'a pas changé d'orientation thématique et ces initiales sont celle du Sauvignon de Madon, un vin de saison produit par Christian Venier, véritable personnage de Touraine qui produit des vins à son image : francs, authentiques et joyeux et... Sans Manières. L'été et la chaleur ambiante sont les hôtes idéals de ce vin blanc aux notes minérales et d'agrumes et à l'expression sincère avec beaucoup de souplesse et de fraicheur qui font de la desaltération obligatoire sous un tel soleil un alibi parfait pou succomber aux plaisirs œnologique d'un vin à consommer... Sans Modération.
Fiche du vin : Sauvignon de Madon - Touraine blanc - 2006
Les deux derniers mots ne se justifient qu'au regard du jeu de mot que poursuit ce billet depuis le début.
16 juillet 2008
Appelation Côtes du Rhône Assumée
Ce n'est pas une appellation qui fait la qualité d'un vin, mais la travail du vigneron et sa capacité à tirer le meilleur parti du potentiel de son terroir. Il n'existe pas, en matière de viticulture, de fatalité intemporelle qui voudrait que le vin de telle région ne produise que des vins bas de gamme, ou, à l'inverse que tout vin produit dans une appellation reconnue internationalement se verrait donner blanc-seing quant à sa qualité supposée. C'est ce que prouve depuis des années Marcel Richaud, formidable vigneron de la vallée Rhône méridionale en signant dans les appellations côtes du Rhône et côtes du Rhône Villages (quand la commission d'agrément aux critères de qualité douteux ne préfère vanter la stéréotypisation - en alimentant la croyance réfutée plus haut -et lui refuse l'appellation) des vins élaborés, expressifs, gourmands, de belle facture, qui balayent d'un revers de manche les a-priori populaires sur cette appellation. Certains diront, notamment pour justifier des tarifs plus élevés que la moyenne de l'appellation, que de telles côtes du Rhône n'en sont pas vraiment gustativement et qu'ils ressemblent plus à certains voisins plus réputés. Si cela peut paraitre flatteur pour ces vins, je le regrette fortement! Cela laisserai à penser que ces vins ne sont qu'une exception de qualité dans une appellation qui devrait rester dans la basse considération que la majorité des consommateurs en ont, tout en confirmant les appellations prises comme références dans leur rang et pour lesquels le présent raisonnement vaut aussi à l'inverse. Marcel Richaud produit donc de bonnes côtes du Rhône, tout simplement ! Le côtes du Rhône villages Cairanne en 2006 est ainsi une merveille sur les viandes rouges, avec sa robe sombre, son nez exaltant alcool et parfums de fruits murs et une bouche remarquable d'ampleur, de souplesse, de fruité et de longueur. La preuve par l'expérience...
Fiche du vin : Cairanne - Domaine Richaud - Côtes du Rhône villages - 2006
04 juillet 2008
100 %
100%, c'est le taux de buvabilité que j'accorde à la bouteille dont je vais vous parler. "Buvabilité". Ne cherchez pas la signification de cet terme dans un dictionnaire, il n'existe pas. J'ai entendu ce néologisme dans la bouche d'un vigneron qui venait présenter son vin à un caviste. Selon lui, la qualité d'un vin ce juge à l'aune de ce ratio qui exprime simplement la vitesse à laquelle se vident et se remplissent successivement les verres. Et il ne s'agit pas là de me taxer de promouvoir l'alcoolisme ou la boisson sans modération. Je dis simplement, reprenant l'idée de ce sympathique vigneron, que plus un vin est bien fait, dans le respect du fruit et du terroir, plus il est expressif, agréable, plus il est plaisant à boire et plus la chance de voir son verre vide augmente. Et c'est le cas de ce formidable coteaux du Languedoc de Catherine Bernard. Ce vin fait une fois de plus honneur au renouveau des vins du Languedoc dont les meilleures étiquettes arrivent à exprimer singulièrement une véritable identité. Ce vin est caractéristique de ceux de la région mais sans en être un stéréotype. Bien sûr sa robe est sombre, profonde et son nez révèle des parfums envoutants de fruits murs mais la bouche fait toute la différence. A la fois complexe mais simple, avec un peu de chaleur mais beaucoup de fraicheur, de la densité mais aussi de la légèreté, elle offre un superbe équilibre et se laisse apprécier sans retenue. Un vin idéal pour une dégustation entre amis... mais avec peu d'amis si vous voulez vous faire un maximum plaisir !
Fiche du vin : Catherine Bernard - Coteaux du Languedoc - 2006
06 janvier 2008
Des bulles sur le ring
A ma gauche, un champagne Henriot rosé millésime 1996, à ma droite, un champagne Henriot rosé millésime 2002. A ma gauche un champagne à la robe saumon soutenue au nez très expressif developpant des notes empyreumatiques et à la bouche ample, ronde et se concluant sur une finale longue et fruitée. A ma droite, un vin à la robe claire, au nez frais de petits fruits rouges et à la bouche vive et fraiche mais avec une belle matière et une jolie finale. Le vainqueur ? aucun ! Pour quoi devrait-on choisir ? Le second fera merveille à l'apéritif en ouvrant élégamment l'appétit et le premier trouvera sa meilleure place à table en accompagnant un plat fin de poisson ou de viande blanche. Joli duel. Résultat : Match bulles !!
Avez-vous déja gouté ces vins, les avez-vous appréciez... ? Vos commentaires sur ce blog !
14 juin 2007
20 de soif
Cul-sec! Si c'est un bien joli nom espiègle pour cette cuvée de coteaux d'Aix en provence, ce n'est en aucun cas l'attitude à adopter pour consommer ce joli vin du sud à base de Syrah qui mérite d'être apprécié. Il s'agit sans doute d'un des meilleurs vins de soif qu'il m'ai été doné à gouté : la robe est sombre, le nez mêle fruits et épices et la bouche est souple et très expressive. A découvrir...
Fiche du vin : Cul-sec - Domaine de la Réaltière - Coteaux d'Aix en Provence rouge - 2005
02 juin 2007
La fraîcheur au pouvoir
Dans
les vins blancs, je préfère la vivacité au fruité, la fraîcheur à
l'exhubérance. Question de goûts, ça ne se discute pas... Ce Sancerre
blanc d'Alphonse Mellot semblait ainsi fait pour moi. La robe est jaune
pâle, le nez est minéral, élégant et très stylé. Et la bouche ne déçoit
pas la promesse faite aux yeux et au nez. Elle est à la fois vive,
parfaitement tendue tout en développant une belle matière et une jolie
texture... l'équilibre parfait! La fraîcheur et l'élégance de ce très
joli sauvignon en feront le compagnon idéal de tout amateur de grands
blancs secs.
Fiche du vin : Alphonse mellot - La Moussière - Sancerre - Loire (centre) blanc - 2005
27 mars 2007
Clairac pour amateurs éclairés
Après avoir dis ce que je pensais sur les vins de supermarché dans mon précédent billet, ce vin me donne l’occasion de poursuivre ma bataille et d’étoffer mes arguments. La plupart des bouteilles vendues en moyennes ou grandes surfaces ont la mauvaise habitude d’être aseptisées, maquillées, crées pour plaire ou du moins ne pas déranger, ne pas surprendre. Les supermarchés font croire aux clients, à travers des produits aux goûts standardisés, que tous les vins d’une même appellation se ressemblent et, de plus, en mentant sur la véritable valeur des véritables produits, mais là n’est pas le sujet et j’aurai l’occasion d’écrire un billet consacré à ce point. Ainsi, qu’il choisisse n’importe quel tourraine, le consommateur aura un vin plat et acide et la diversité des terroirs, des climats et des hommes est ainsi balayée aux yeux du plus grand nombre par des produits qui ne sont pas du vin. Du moins pas le vin que j’aime et que je défends. Ce vin de pays de l’Hérault fait partie de ceux-là. Voila un vin typique, fruit d’un terroir, de cépages et du travail d’un vigneron. Le résultat n’est pas standardisé et ma première dégustation fut une véritable découverte. Ce vin ne ressemblait à aucun autre bu précédemment, il a son caractère, sa propre identité. Et c’est cette recherche qui doit faire le bonheur de tout réel amateur qui se respecte. Et mon bonheur fut comblé ! La robe est bordeaux, le nez est surprenant, développant d’agréables et joyeux arômes de griotte et de fraise et la bouche souple et gouleyante mais soutenue par une jolie matière provoque un réel plaisir, accentué par la finale qui nous rappelle que les cerises ne se sont pas échappées du verre avant qu’il ne soit bu. Bref, ce vin est un plaisir absolu et à un tout petit prix. Et si vous voulez à votre tour découvrir un vin de la sorte, abandonnez votre caddie quelques minutes et poussez plutôt la porte d’un caviste indépendant… le bonheur n’est plus très loin !
21 mars 2007
Défi lancé...
C'est im-portant, tel est le nom de la cuvée. Vous avez deviné, si le vigneron s'est amusé à mettre un tiré, ce n'est pas pour s'attirer les foudres de l'académie française mais pour faire un jeu de mot qui donne un premier attrait à la bouteile et éveille notre curiosité. Mais encore faut-il le comprendre et savoir, ce que je viens d'apprendre avec l'achat de cette bouteille, que le portant est un cépage, hybride, résultant du mélange entre le portuguais bleu et le grenache. Ce vin est donc bien UN portant! Ce cépage rare est planté en Ardèche, au domaine du Mazel, et produit un vin de grande qualité.. à tout petit prix. La robe est superbe, limpide, sombre aux refets violet. Le nez est expressif et déage de jolies notes végétales, légérement de sous-bois. Et la bouche ? Toute aussi belle ! Le vin est bien structuré, ample, avec un volume remarquable tout en gardant un fruité séducteur, et la finale, avec jusque ce qu'il faut d'acidité, est parfaite. Berf, un vrai vin de plaisir. Ce sont des vins comme cela qui prouvent qu'il est essentiel d'acheter ses vins chez un caviste, qui va à la rencontre du vigneron et dégotte de superbes cuvée, et même à bas prix. Je vous met au défit de trouver dans n'importe quel supermarché un vin procurant autant de plaisir et étant aussi bien fait que celui-ci - mais je pourrai en citer bien d'autres - pour 7 euros... défit lancé !
Fiche du vin : C'est important - domaine du Mazel - Vin de pays de l'Ardèche - 2005
10 septembre 2006
Croquez ce Crozes
Rhône première ! Si l’on considère que le coteaux de Pierrevert présenté précédemment sur ce blog fait partie des vins de Provence (ce qui m’arrange pour mon accroche !), ce crozes hermitage est le premier vin du Rhône à y rentrer et, qui plus est, en tant que coup de cœur ! Crozes-Hermitage. Si cette appellation vous est inconnue, le nom d’Hermitage en revanche vous évoque sûrement l’un des plus grands vignobles – en terme qualitatif – du Rhône septentrional. Si Crozes-Hermitage n’a pas le renom de son illustre voisin, ses vins, celui-ci en tout cas, (c’est en effet le premier Crozes que je bois) n’en demeurent pour autant pas moins dignes d’intérêt. La robe est grenat aux reflets clairs, le nez est très séducteur avec ses somptueux parfums de fruits rouges bien murs. Sur le nez, je m’arrêterais là. Pourquoi vous fais-je part de cette réflexion autant absurde que saugrenue. Parce que lorsqu j’ai dégusté ce vin pour la première fois, en cours d’œnologie, la professionnelle du vin qui les dispense a sorti du bouquet à la fois de l’encre et de la mine de crayon. C’est en entendant de tels commentaires de dégustations, avec de plus une telle spontanéité que l’on mesure, nous amateurs, le parcours gustatif qu’il nous reste à parcourir pour pouvoir dévoiler tous les secrets des vins. Et pour l’instant, l’encre et la mine de crayon, c’est dans ma trousse d’étudiant que je les trouve ! Pour en revenir à mes propres sensations de dégustateur néophyte, la bouche est fruitée, charnue et chaleureuse avec des tannins présents mais souples constituant une belle charpente pour une très belle matière et la finale, fruitée et soutenue par une jolie acidité conclue superbement ce très joli vin. Un vin riche, fruité et authentique qui est une pure gourmandise et qui appelle la table. Alors… A TABLE !
Fiche du vin : Les Galets – Domaine des hauts châssis – Crozes-Hermitage – Rhône septentrional rouge - 2003
06 juillet 2006
Bleu Blanc Rose
Juillet – soleil – farniente – et jouissance cathodique grâce à une équipe qui redonne le sourire à un pays bien morose. Tout est réuni pour bien aborder l’été et les vacances. Tout ? Non. Il manque ce sans quoi l’été ne serait pas l’été, ce petit rien sans quoi grillades et salades estivales seraient comme le gâteau sans la cerise. La cerise, c’est Griottes 2005, un rosé plaisir du beaujolais à la robe claire saumonée, au nez subtil de pamplemousse et petits fruits acidulés et une bouche dont l’attaque vive et fraîche s’équilibre ensuite avec gras et rondeur. Le tout nous donne un vrai vin d’été, basé sur le plaisir et la fraîcheur. Selon ma formule favorite : un vin de soif à boire … sans soif !
Fiche du vin : Griottes – Domaine du Vissoux - Beaujolais rosé - 2005









