06 janvier 2008
Des bulles sur le ring
A ma gauche, un champagne Henriot rosé millésime 1996, à ma droite, un champagne Henriot rosé millésime 2002. A ma gauche un champagne à la robe saumon soutenue au nez très expressif developpant des notes empyreumatiques et à la bouche ample, ronde et se concluant sur une finale longue et fruitée. A ma droite, un vin à la robe claire, au nez frais de petits fruits rouges et à la bouche vive et fraiche mais avec une belle matière et une jolie finale. Le vainqueur ? aucun ! Pour quoi devrait-on choisir ? Le second fera merveille à l'apéritif en ouvrant élégamment l'appétit et le premier trouvera sa meilleure place à table en accompagnant un plat fin de poisson ou de viande blanche. Joli duel. Résultat : Match bulles !!
Avez-vous déja gouté ces vins, les avez-vous appréciez... ? Vos commentaires sur ce blog !
14 juin 2007
20 de soif
Cul-sec! Si c'est un bien joli nom espiègle pour cette cuvée de coteaux d'Aix en provence, ce n'est en aucun cas l'attitude à adopter pour consommer ce joli vin du sud à base de Syrah qui mérite d'être apprécié. Il s'agit sans doute d'un des meilleurs vins de soif qu'il m'ai été doné à gouté : la robe est sombre, le nez mêle fruits et épices et la bouche est souple et très expressive. A découvrir...
Fiche du vin : Cul-sec - Domaine de la Réaltière - Coteaux d'Aix en Provence rouge - 2005
02 juin 2007
La fraîcheur au pouvoir
Dans
les vins blancs, je préfère la vivacité au fruité, la fraîcheur à
l'exhubérance. Question de goûts, ça ne se discute pas... Ce Sancerre
blanc d'Alphonse Mellot semblait ainsi fait pour moi. La robe est jaune
pâle, le nez est minéral, élégant et très stylé. Et la bouche ne déçoit
pas la promesse faite aux yeux et au nez. Elle est à la fois vive,
parfaitement tendue tout en développant une belle matière et une jolie
texture... l'équilibre parfait! La fraîcheur et l'élégance de ce très
joli sauvignon en feront le compagnon idéal de tout amateur de grands
blancs secs.
Fiche du vin : Alphonse mellot - La Moussière - Sancerre - Loire (centre) blanc - 2005
27 mars 2007
Clairac pour amateurs éclairés
Après avoir dis ce que je pensais sur les vins de supermarché dans mon précédent billet, ce vin me donne l’occasion de poursuivre ma bataille et d’étoffer mes arguments. La plupart des bouteilles vendues en moyennes ou grandes surfaces ont la mauvaise habitude d’être aseptisées, maquillées, crées pour plaire ou du moins ne pas déranger, ne pas surprendre. Les supermarchés font croire aux clients, à travers des produits aux goûts standardisés, que tous les vins d’une même appellation se ressemblent et, de plus, en mentant sur la véritable valeur des véritables produits, mais là n’est pas le sujet et j’aurai l’occasion d’écrire un billet consacré à ce point. Ainsi, qu’il choisisse n’importe quel tourraine, le consommateur aura un vin plat et acide et la diversité des terroirs, des climats et des hommes est ainsi balayée aux yeux du plus grand nombre par des produits qui ne sont pas du vin. Du moins pas le vin que j’aime et que je défends. Ce vin de pays de l’Hérault fait partie de ceux-là. Voila un vin typique, fruit d’un terroir, de cépages et du travail d’un vigneron. Le résultat n’est pas standardisé et ma première dégustation fut une véritable découverte. Ce vin ne ressemblait à aucun autre bu précédemment, il a son caractère, sa propre identité. Et c’est cette recherche qui doit faire le bonheur de tout réel amateur qui se respecte. Et mon bonheur fut comblé ! La robe est bordeaux, le nez est surprenant, développant d’agréables et joyeux arômes de griotte et de fraise et la bouche souple et gouleyante mais soutenue par une jolie matière provoque un réel plaisir, accentué par la finale qui nous rappelle que les cerises ne se sont pas échappées du verre avant qu’il ne soit bu. Bref, ce vin est un plaisir absolu et à un tout petit prix. Et si vous voulez à votre tour découvrir un vin de la sorte, abandonnez votre caddie quelques minutes et poussez plutôt la porte d’un caviste indépendant… le bonheur n’est plus très loin !
21 mars 2007
Défi lancé...
C'est im-portant, tel est le nom de la cuvée. Vous avez deviné, si le vigneron s'est amusé à mettre un tiré, ce n'est pas pour s'attirer les foudres de l'académie française mais pour faire un jeu de mot qui donne un premier attrait à la bouteile et éveille notre curiosité. Mais encore faut-il le comprendre et savoir, ce que je viens d'apprendre avec l'achat de cette bouteille, que le portant est un cépage, hybride, résultant du mélange entre le portuguais bleu et le grenache. Ce vin est donc bien UN portant! Ce cépage rare est planté en Ardèche, au domaine du Mazel, et produit un vin de grande qualité.. à tout petit prix. La robe est superbe, limpide, sombre aux refets violet. Le nez est expressif et déage de jolies notes végétales, légérement de sous-bois. Et la bouche ? Toute aussi belle ! Le vin est bien structuré, ample, avec un volume remarquable tout en gardant un fruité séducteur, et la finale, avec jusque ce qu'il faut d'acidité, est parfaite. Berf, un vrai vin de plaisir. Ce sont des vins comme cela qui prouvent qu'il est essentiel d'acheter ses vins chez un caviste, qui va à la rencontre du vigneron et dégotte de superbes cuvée, et même à bas prix. Je vous met au défit de trouver dans n'importe quel supermarché un vin procurant autant de plaisir et étant aussi bien fait que celui-ci - mais je pourrai en citer bien d'autres - pour 7 euros... défit lancé !
Fiche du vin : C'est important - domaine du Mazel - Vin de pays de l'Ardèche - 2005
10 septembre 2006
Croquez ce Crozes
Rhône première ! Si l’on considère que le coteaux de Pierrevert présenté précédemment sur ce blog fait partie des vins de Provence (ce qui m’arrange pour mon accroche !), ce crozes hermitage est le premier vin du Rhône à y rentrer et, qui plus est, en tant que coup de cœur ! Crozes-Hermitage. Si cette appellation vous est inconnue, le nom d’Hermitage en revanche vous évoque sûrement l’un des plus grands vignobles – en terme qualitatif – du Rhône septentrional. Si Crozes-Hermitage n’a pas le renom de son illustre voisin, ses vins, celui-ci en tout cas, (c’est en effet le premier Crozes que je bois) n’en demeurent pour autant pas moins dignes d’intérêt. La robe est grenat aux reflets clairs, le nez est très séducteur avec ses somptueux parfums de fruits rouges bien murs. Sur le nez, je m’arrêterais là. Pourquoi vous fais-je part de cette réflexion autant absurde que saugrenue. Parce que lorsqu j’ai dégusté ce vin pour la première fois, en cours d’œnologie, la professionnelle du vin qui les dispense a sorti du bouquet à la fois de l’encre et de la mine de crayon. C’est en entendant de tels commentaires de dégustations, avec de plus une telle spontanéité que l’on mesure, nous amateurs, le parcours gustatif qu’il nous reste à parcourir pour pouvoir dévoiler tous les secrets des vins. Et pour l’instant, l’encre et la mine de crayon, c’est dans ma trousse d’étudiant que je les trouve ! Pour en revenir à mes propres sensations de dégustateur néophyte, la bouche est fruitée, charnue et chaleureuse avec des tannins présents mais souples constituant une belle charpente pour une très belle matière et la finale, fruitée et soutenue par une jolie acidité conclue superbement ce très joli vin. Un vin riche, fruité et authentique qui est une pure gourmandise et qui appelle la table. Alors… A TABLE !
Fiche du vin : Les Galets – Domaine des hauts châssis – Crozes-Hermitage – Rhône septentrional rouge - 2003
06 juillet 2006
Bleu Blanc Rose
Juillet – soleil – farniente – et jouissance cathodique grâce à une équipe qui redonne le sourire à un pays bien morose. Tout est réuni pour bien aborder l’été et les vacances. Tout ? Non. Il manque ce sans quoi l’été ne serait pas l’été, ce petit rien sans quoi grillades et salades estivales seraient comme le gâteau sans la cerise. La cerise, c’est Griottes 2005, un rosé plaisir du beaujolais à la robe claire saumonée, au nez subtil de pamplemousse et petits fruits acidulés et une bouche dont l’attaque vive et fraîche s’équilibre ensuite avec gras et rondeur. Le tout nous donne un vrai vin d’été, basé sur le plaisir et la fraîcheur. Selon ma formule favorite : un vin de soif à boire … sans soif !
Fiche du vin : Griottes – Domaine du Vissoux - Beaujolais rosé - 2005
24 juin 2006
Vous avez déjà bu de l’or ?
Pour l’amateur de vin néophyte et curieux que je suis, il est des
moments privilégiés qui nous sont offerts et qu’il faut savoir
apprécier. En l’occurrence un banal, bien que très intéressant, cours
d’œnologie sur les vins de Loire chez un caviste parisien qui fut rendu
magique par la dégustation d’un vin supplémentaire dont j’avais lu et
entendu les éloges mais pas encore goûté les secrets. Ce vin, c’est
Maria Juby 2002, vin de table de Patrick Baudouin. En réalité c’est un
Coteaux du Layon, appellation de Loire produisant des vins blancs
liquoreux à qui on refusa l’agrément en raison d’un degré alcoolique
trop faible (8,5%). Mais au-delà de son état civil, ce vin est
surtout une pure merveille, incomparable. La robe est or, le nez exalte
miel et agrumes. Et la bouche !! elle est doucereuse, sirupeuse avec
une finale d’une superbe longueur, le tout équilibré par une acidité
remarquable. Mais ces mots sont bien ridicules et trop faibles pour rendre
compte de l’inexplicable plaisir que procure ce vin. La bouteille fait
seulement 50cl et à la fin du cours on était autant déçu de ne pas
prolonger le bonheur qu’heureux d’avoir pu y goûter. Vous avez déjà bu
de l’or ? Non. Moi si...
Fiche du vin : Maria Juby – Vin de table – vin de Loire blanc liquoreux
- 2002
22 avril 2006
Hip Hip Hip Poujeaux !

Quand on évoque les vins du Médoc, il vient à l’esprit les appellations communales classées : Margaux, Saint Julien, Saint Estèphe et Pauillac. Certes, mais c’est mettre de coté deux appellations qui, si elles n’ont eu droit au classement des crus classés et ainsi sont restées plus confidentielles, n’en sont pas moins dignes d’intérêt : Moulis-en-Médoc et Listrac-Médoc. Pour ma part, je vais parler de celle que je connais le mieux, c'est-à-dire Moulis, à travers lun de ses plus grands représentant : le château Poujeaux, classé cru bourgeois exceptionnel. Il y a quelques mois, la RVF (Revue du Vin de France) a tenté de remédier au fait qu’aucun représentant de ces deux appellations (surtout Moulis où l’on compte plus de grands vins qu’à Listrac) ne figure dans le classement de 1955 en proposant un classement réactualisé et en y incluant la totalité des appellations médocaines. Ils font ainsi figurer parmi les crus classés les châteaux Poujeaux et Chasse-Spleen. Le château poujeaux est considéré à la hauteur d’un 4e grand cru classé et, je peux vous le dire, c’est amplement mérité, car il m’est déjà été donné de goûter certains cru classé qui ne sont pas à la hauteur de Poujeaux en terme de race et d’élégance. Le millésime 1990, très agréable à boire dès maintenant, est superbe : à une robe grenat sombre aux reflets ambrés succède un nez subtile et séducteur mêlant fruits rouges et notes empyreumatiques et la bouche, toute en élégance, soutenue par de très beaux tannins fondus dans ensemble racé qui tapisse le palais se termine sur une superbe finale d’une très bonne longueur. Une sublime bouteille ! S’il est vrai que sont prix actuel sur le marché est rédhibitoire, on n’est jamais à l’abris d’une jolie découverte dans une cave de la famille ou chez des amis et, dans ce cas là, n’hésitez pas, ouvrez là et … régalez-vous !
Fiche du vin : Château Poujeaux – Moulis en Médoc – Bordeaux (Médoc) rouge - 1990
Trilogie – épisode 1
Il n’y a encore pas si longtemps que ça, les vins blancs n’avaient pas ma sympathie : sur du poisson, c’était inévitable mais j’étais en quelques sortes frustré de na pas manger une bonne viande rouge pour ouvrir une bonne bouteille de la même couleur ! Aujourd’hui j’ai passé le cap, et tant mieux ! Mon mauvais a priori relevait surtout de ma méconnaissance des vins blancs. Car à vrai dire, que connaissais-je des blancs ? juste ce qui sortait de la cave – constituée à 90% de grands bordeaux rouge classés - de mon grand-père, c'est-à-dire un ou deux bordeaux sec, un pouilly fumé, un sauternes, accompagnés de quelques vagues souvenirs de vins d’alsace, mais guère plus. C’est bien maigre, me diriez vous, mais surtout ce n'est pas représentatif de la diversité des blancs français que j’ignorais jusqu’alors. Aujourd’hui, alors que, par le biais de divers circuits, mes dégustations se multiplient et surtout se diversifient, je commence à apprécier de plus en plus les vins blancs et mes préférences en terme de structure, d’arômes et plus généralement de style de vins s’affirment et s’affinent. Pour mon premier commentaire sur les blancs, j’ai donc décidé d’ouvrir sur un de mes plus beaux coups de cœurs. Il ne s’agit pas d’une « grande » appellation réputée en blanc bourguignonne, ni d’un grand graves bordelais, non, simplement d’un très beau côtes du Rhône blanc que j’affectionne tout particulièrement (Je continu mon combat contre les buveurs d’étiquette !). Découvert lors d’une dégustation chez un caviste, j’ai tout de suite été séduit : robe or pâle, nez superbe et séducteur sur le miel, bouche ample et grasse à l’attaque soutenue par un très beau support acide donnant une belle finale fraîche. Un vrai vin de plaisir très bien fait. Et d’un très bon rapport qualité/prix de surcroît ! Donc si vous êtes rétif vis-à-vis des blanc, débarrassez vous de vos a priori et lancez vous à leur découverte avec curiosité, et si jamais vous commencez par ce très sympa côtes du Rhône, vous êtes sur la bonne voie…
Fiche du vin : trilogie – Domaine Lefebvre d’Anselme – côtes du Rhône – blanc - 2003






