Le plaisir 20 sur vins

Etudiant passionné de vin, je souhaite partager cet univers avec vous, et que ce blog devienne un espace d'échange viticole à partir de mes commenatires de dégustations ou de mes billets d'humeurs. Moi, je suis là. Je vous attends...

23 novembre 2007

Ode au beaujolais : aux nouveaux de montrer l'exemple

Beaujolais_nouveau_Les_griottes_2007

Si l'on vous demande quel était l'évenement marquant du jeudi 15 novembre, vous répondrez de toute évidence : "les greves". Cette année, le mouvemen social et les perturbations dans les transports ont fait la une de l'actualité pendant plus d'une semaine et l'aririvée du beaujolais nouveau en ce troisiemme jeudi de novembre est passé quasiment inaperçu.. tant mieux ! Oui tant mieux parce que rien ne fait plus de mal au beaujolais nouveau que l'image qui en est donné dans les médias, celui d'un vin de médiocre qualité avec un gout de banane, et que véhiculent la plupart des bistrots en proposant des piquettes indignes d'une tradition populaire qui mérite d'être réhabilitée. Car si la majorité des vins que l'on trouve en grande surface ou dans les bars ne sont pas bons, ce n'est pas parce que ce sont des beaujolais mais simplement parce que ces vins sont mal fait ! Nombre de cavistes proposent des beaujolais nouveaux qui donnent envie de renouer avec la tradition autour d'un verre au parfum de convivialité et de simplicité et le prix, souvent le double de celui de la gande distribution vaut - largement - l'écart de qualité. Car un bon beaujolais n'a rien a voir avec ce liquide plat et acide des rayonnages des supermarchés, au contraire, il magnifie le gamay et offre friandise, fraicheur, souplesse et velouté (pour les plus grands crus). C'est le cas de ce beaujolais nouveau les griottes de l'excellent Pierre-Marie Chermette avec ses arômes de fruits frais explosant au nez et sa bouche vive, fraiche, fruitée et équilibrée. De tels vins, come ceux de Lapierre, Foillard, Benier ou dautres vignerons talentuex, font du simple beaujolais (l'appelation beaujolais ou beaujolais villages) une remarquable vitrine pour tous les vins de l'appelation et ses 10 crus (Parmi les plus fameux : Morgon, Fleurie, Moulin-à-vent) et l'evenement que représente l'arrivée du beaujolais nouveau doit devenir un ode à tout le beaujolais ! Il faut stopper la ringardisation de cette fête et en profiter pour mêttre en avant le cépage, les bons vignerons et les cavistes indépendants qui les distribuent !

Fiche du vin : Les Griottes - Domaine du Vissoux - Beaujolais nouveau - 2007

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18 octobre 2007

VRAI vin de bordeaux

Bordeaux_sup_rieur_Domaine_de_la_vrille_t_tue_2004

La vrille têtue. Le nom espiègle et surprenant du domaine tranche avec les bordeaux supérieurs de supermarché avec leurs noms grandiloquent, précédé du fameux "château" et de la mention Grand vin de Bordeaux. Ce qui est amusant, c'est que cette mention accompagne le plus souvent des vins de qualité médiocre, stéréotypés, et n'a comme seul objectif de faire croire au consommateur qu'il fait une bonne affaire en achetant une piquette pour quelques euros. Le bordeaux rouge du domaine de la Vrille têtue n'est pas un Grand vin de Bordeaux et tant mieux ! Il fait honneur à l'appelation bordeaux supérieur, une des plus accessible dans le bordelais et qui constitue la première vitrine des bordeaux.. mais que trop peu de bons vins honnorent. Il rassemble tout ce que l'on attend d'un simple bordeaux mais que peu offrent : une robe bordeaux sombre, un nez frais et fruité et une bouche souple, riche, avec une finale sur le fruit. Alors que les mauvais élèves se vantent de leur goût boisé et vanillé qui est grossier et en rien naturel (il est apporté par un élevage caricatural ou, pire, par des copeaux de bois), la vrille têtue s'entête à produire un vin qui rend homage à son terroir et à son appelation. Elle a bien raison !

Fiche du vin : Domaine de la Vrille têtue - Bordeaux supérieur rouge - 2004

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27 mai 2007

Moi de mai : la rose s'en va, le rosé arrive

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Le printemps. Belles journées, légère brise, jolis chants d'oiseaux. Il ne manque rien... Vraiment ? Il manque ce vin que l'on va commencer à boire et qui va assurer la transition avec l'été : le rosé. Redevenu à la mode depuis quelques années, le rosé n'est plus ce vin si longtemps méprisé et quelques bons vignerons signent d'excellentes cuvées. Le vin de table rosé du domaine Mont de Marie fait partie de celles-ci. La robe est d'un rose très pâle, le nez frais et très légèrement fruité et la bouche est d'une remarquable fraîcheur avec une jolie vivacité. En somme, un rosé bien sec mais surtout bien fait avec du plaisir à la clé. L'été ne doit pas être bien loin...

Fiche du vin : Mont de marie - vin de table (Languedoc) rosé - 2006

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19 mai 2007

Appelation vin de plaisir contrôlée

vin_de_table___Lou_Gressac

Vin de table. Mais rien à voir avec le gros rouge qui tâche, du genre la villageoise en grande surface. Non, loin de là. Il est important de faire savoir que de nombreux cavistes proposent des vins de table. Ce sont la plupart du temps des vins de vignerons de qualité qui pour des raisons de cépages, de degré alcoolique… ne rentrent pas dans les cases des commissions d’agréments qui délivrent les appellations contrôlées (et de vin de pays). Mais ces vignerons qui produisent un vin dans le respect du terroir et sans artifice préfèrent ne pas obtenir d’appellation que de trahir leur vin. Ainsi chez un caviste vous pourrez trouver des vins de table à tous les prix, cette dénomination n’étant en rien un signe d’un vin de sous catégorie et le caviste saura vous expliquer l’histoire et la provenance de ces vins. Lou Gressac est un vin de table produit dans le Gard qui n’a pas eu le droit à l’appellation vin de pays du Gard. Son prix est tout petit mais voila un vin simple, sur le fruit, souple et d’une bonne fraîcheur qui fera merveille lors des pique-niques printaniers. Un vin qui rappelle la leçon : Ce n’est pas l’étiquette ni le prix qui apporte du plaisir, c’est le vin, tout simplement !

Fiche du vin : Lou Gressac - vin de table (Gard) rouge - 2005

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17 septembre 2006

Ce Blaye qui balaie mes a-priori

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Un ami qui revient de vacances dans le balayais nous ramène, à mes parents et à moi, une caisse de six bouteilles de Blaye. A ce moment où cette caisse nous est offerte, qu’avais-je dégusté de cette région bordelaise ? En somme très peu de vins, la plupart au restaurant, et aucun n’ayant aiguisé mon envie d’approfondir la connaissance de ce vignoble. Car si la plupart ne pouvaient toutefois être qualifiés de mauvais, ils étaient pour la majorité d’entre eux tout juste corrects – un terme que j’aime employer le moins souvent pour parler de vin – et ne procuraient pas de réel plaisir. C’est donc avec curiosité mais sans grand espoir que j’ouvris la première bouteille, d’autant plus que la seule mention Blaye sur l’appellation peut laisser supposer que la qualité est inférieure aux premières cotes de blaye. Vous vous doutez bien que si je raconte tout ça, ce n’est pas pour descendre ce vin, qui plus est d’un ami et qu’il doit plutôt s’agir d’une bonne surprise. Et vous avez raison ! La robe est grenat, le nez développe des notes de fruits frais accompagnés d’une touche de réglisse et la bouche confirme les premières impressions. Structurée par de jolis tannins déjà ronds, elle est franche, simple et ronde et se termine par une belle finale fraîche. En somme un vin bien fait et agréable de bout en bout. Pas besoin d’en faire des tonnes pour procurer du plaisir !

Fiche du vin : Château Grillet-Beauséjour – Blaye – Bordeaux rouge – 2002

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30 août 2006

Simplement bon

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« On dirait un beaujolais. Curieux pour un pinot noir ! » Telles étaient les premières réflexions que je me suis faites après mon 1er verre de Macon Bussières 2004 du domaine des terreaux. Car si je savais que géographiquement les vignobles du beaujolais et du mâconnais étaient voisins – certains ouvrages sur le vin n’hésitant pas à inclure les crus du beaujolais dans la bourgogne viticole – j’ignorais en revanche que c’est le gamay qui règne en maître sur l’appellation. Je suis soulagé, ma première impression se révélant donc plutôt judicieuse. Le gamay nous donne ici un joli vin léger, vif et friand tout en fruit frais avec une légère pointe de chaleur en finale. En somme un vin de plaisir simple et franc qui appelle la charcuterie et la bonne humeur.

Fiche du vin : Domaine des terreaux – Macon Bussières – Bourgogne (Maconnais) rouge - 2004

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27 août 2006

Au bonheur des dames

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« Château Margaux n’est pas un margaux ». Cette formule, accrocheuse et surprenante, illustrait dans mon premier message, consacré au fameux premier grand cru bordelais, le caractère puissant, viril de ce vin d’une appellation dont les représentants misent plutôt sur l’élégance et la finesse. Je vous présente donc aujourd’hui le premier margaux de ce blog, en l’occurrence un château Brane Cantenac 1986, 2eme grand cru classé . A noter que les margaux arrivent en tête du nombre de châteaux présents dans le classement des grands crus du Médoc 1855 avec 21 étiquettes sur 61. Mais bon, ce n’est pas rang ni une note que l’on boit et le classement ne doit pas influencer la dégustation et la réelle appréciation du vin. Donc à table ! La robe est sublimement sombre avec des reflets ambrés traduisant l’évolution. Le nez, à ma grande surprise, est décevant tant il manque d’expression, d’intensité et si pour l’éloge général de ce vin je pourrai le qualifier de subtil ou de discret, il reste tout de même faible. Mais la bouche est là pour nous rappeler que nous avons à faire à un grand vin. Après 20 ans de garde, le vin est à maturité et les tannins complètement fondus nous livrent un ensemble racé, suave et harmonieux… sans fausses notes se terminant par une belle finale longue. Un vin qui justifie la qualification des vins de l’appellation comme étant les plus féminins du Médoc. Tout en élégance et en finesse, Brane Cantenac 1986 est un Margaux. Un grand Margaux !

Fiche du vin : Château Brane Cantenac – 2ème grand cru classé – Margaux – Bordeaux Médoc rouge - 1986

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15 août 2006

Laure en b...ulles

Le chardonnay, cépage roi des grands blancs de bourgognes a le cœur voyageur. Il a fait une halte en pays nantais, ou le melon de .. bourgogne règne en maître, en l’occurrence chez le viticulteur Philippe Laure et semble bien s’y plaire. Mais n’étant pas un invité officiel de l’INAO (institut national des appellations d’origines), ce chardonnay effervescent que j’ai dégusté, élaboré à partir de la méthode traditionnelle champenoise, n’est étiqueté sous aucune appellation officielle : ni AOC ni même vin de pays ou de table mais seulement : vin mousseux de qualité. Avec de telles prétentions sur l’étiquette, le vin se doit être à la hauteur. Et il l’est ! Le nez est vif, à l’image d’un sylvaner ou d’un muscadet, pour faire local, la bouche légèrement nerveuse à l’attaque, est ronde avec des bulles fondantes et le tout est soutenu par une jolie acidité amenant une belle finale fraîche. En somme, un vin simple, franc et rond, parfait à l’apéritif. Du plaisir à moindre frais !

Fiche du vin : vin mousseux de qualité – Philippe Laure - vin effervescent – Loire blanc

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05 août 2006

La Salle à … boire

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Poujeaux. Si ce nom évoque quelque chose pour vous, deux solutions : soit vous êtes connaisseur ou amateur de grands crus bordelais, soit cela vous rappelle une visite antérieure sur mon blog et une note où j’évoquais avec délice le sublime Château Poujeaux 1990, dans quel cas je suis ravi de pouvoir compter sur quelques visiteurs fidèles ! Et bien après avoir fait la connaissance du « grand » Poujeaux, je vous invite à découvrir le petit frère, en terme moins métaphorique, le second vin du château Poujeaux : La Salle de Poujeaux. Le millésime 1999 que j’ai dégusté fait honneur à ce grand domaine. La robe est sombre, le nez est subtil et développe de jolis arômes de cassis et une pointe d’encre et la bouche est impeccable : les tannins, déjà rond, associés à une très belle acidité structurent ce vin élégant dont la complexité ne masque pas le fruit et la finale est d’une très belle longueur. Un très bon deuxième vin en somme, mais surtout un très bon vin, tout simplement ! Un vin qui ravira les amateurs de bordeaux à un prix bien plus accessible que le premier vin, en particulier sur des millésimes anciens, comme le 1990. Mais que ce soit dans le châteaux Poujeaux 1990 ou dans ce La Salle de Poujeaux 1999, le plaisir est au rendez-vous et là est bien l’essentiel !

Fiche du vin : Château La Salle de Poujeaux – Moulis en Médoc – Bordeaux (Médoc) rouge - 1999

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03 août 2006

Rose bonbon

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Ce vin ne sort ni d’un caviste, ni d’une grande surface et d’aucune cave familiale… Bref, voici le premier vin de ce blog déniché à la source, sur le terrain, chez le producteur. Car là est le véritable plaisir de l’amateur : la découverte du domaine, la rencontre avec le producteur, la dégustation de la gamme puis l’achat. Cette première escapade dans le vignoble se passe en Alsace, dans la commune d’Ammerschwihr, au domaine du Meywihr. Un domaine où l’accueil est sympathique, les tarifs très attractifs et dont les vins sont simples et agréables à boire, quelques uns manquant cependant d’expression et de profondeur. Mais il ne s’agit que d’un avis personnel et de toute façon, là n’est pas le sujet. Le sujet, c’est la nouveauté du domaine pour le millésime 2005 : Fleur du Printemps, un rosé original obtenu à partir du pinot noir par pressurage direct. Cette méthode d’élaboration se traduit dans le verre par une robe d’un rose très pâle, presque translucide. Si la robe est transparente, en dessous c’est plutôt du genre expressif, voir exubérant. Le vin est franc, doté d’une bonne matière mais surtout ce vin est tout en fruité. Un fruité vif et croquant. Certains diraient un vin flatteur étant donné un léger manque d’équilibre à cause d’une carence en fraîcheur. Mais le plaisir est au rendez-vous et c’est bien là l’essentiel. Ce vin est une pure gourmandise et sans doute l’une des plus belles réussites du domaine. Fleur du printemps ou bonbon d’été ?

Fiche du vin : Fleur du printemps – domaine du Meywihr (André Tempé) – Vin d’alsace – rosé - 2005

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