07 octobre 2008
Boissons le long du Dniepro
Un petit billet depuis Kiev ou je termine un sejour d'une semaine dans cette belle capitale ukrainienne a l'architecture monumentale et aux jupes des filles qui le sont beaucoup moins... Enfin bref, venons-en a ce qui nous interesse, c'est a dire mes experiences vinicoles. Elles sont bien maigres et se limitent a deux degustations. La premiere est celle d'un vin rouge georgien qui eu le merite de me faire faire la grimace de la semaine des la premiere gorgee a cause de son caractere ultra-perlant et fruite plus que desagreable. Le second vin deguste fut un vin blanc ukrainien qui ne m'apporta guere plus de plaisir et dont mon unique satisfaction aura ete de m'etre trompe dans la commande en ne demandant qu'un demi-verre! Vous comprendrez ainsi que je ne garderai pas dans ma memoire ces deux experiences vinicoles (meme si j'ai du mal a applique ce qualificatif pour ces piquettes) comme souvenirs de cette belle semaine ukrainienne. En revanche, je serai d'avantage laudauteur envers les bierres locales tres rafraichissantes et plus ou moins ameres selon les gouts. La vodka a rejoint ma valise, un prochain billet lui sera sans doute consacre.
Veillez m'excuser pour la ponctuation chaotique de ce billet mais elle est due aux claviers qwerty ukrainiens.
25 septembre 2008
Vin 3F
Roanne, commune de Loire, est surtout connue des gastronomes par le célèbre restaurant trois étoiles Michelin de la famille Troigros mais elle mérite de l'être d'avantage pour son vignoble. La côte roannaise 2006 du domaine des Pothiers en est un excellent représentant. La robe est d'un rubis limpide, le nez de fruit frais est à la fois simple mais très élégant et la bouche est souple, fruitée, franche et se terminant par une belle finale fraîche, le tout étant soutenu par une jolie acidité. A déguster pour fêter la fin de l'été, après un passage en carafe. Le plaisir d'un vin de Loire frais, fruité et franc pour un petit prix !
Fiche du vin : Côte Roannaise - Domaine des Pothiers - Référence - 2006 - rouge
26 juillet 2008
Vin BLANC du Jura
Des vins du Jura, le grand public connait principalement le vin
jeune, ce vin blanc oxydatif et complexe issu du cépage Savagnin et qui
se marie à merveille sur des vieux comtés. Mais le jura produit
également de jolis vins blancs élaborés de façon traditionnelle à base
de cépages locaux mais aussi à partir du fameux Chardonnay qui a trouvé
là une terre bien hospitalière. Le vin produit par Michel Gahier dont
je vais parler combine à merveille expression de l'identité du cépage
et révélation du terroir local. Nous n'avons donc pas à faire à un vin
stéréotypé à base d'un cépage très populaire et parfois trop peu
respecté mais bien à un véritable vin de terroir. La robe est pâle est
discrète, le nez finement minéral et la bouche est droite, franche
avec une expression minérale et une fraicheur qui s'harmonise
parfaitement avec l'ampleur et le gras typique du cépage. Un vrai vin
de plaisir qui se mariera parfaitement sur vos poissons d'été.
Fiche du vin : Chardonnay - Michel Gahier - Arbois - 2005
23 novembre 2007
Ode au beaujolais : aux nouveaux de montrer l'exemple
Si l'on vous demande quel était l'évenement marquant du jeudi 15 novembre, vous répondrez de toute évidence : "les greves". Cette année, le mouvemen social et les perturbations dans les transports ont fait la une de l'actualité pendant plus d'une semaine et l'aririvée du beaujolais nouveau en ce troisiemme jeudi de novembre est passé quasiment inaperçu.. tant mieux ! Oui tant mieux parce que rien ne fait plus de mal au beaujolais nouveau que l'image qui en est donné dans les médias, celui d'un vin de médiocre qualité avec un gout de banane, et que véhiculent la plupart des bistrots en proposant des piquettes indignes d'une tradition populaire qui mérite d'être réhabilitée. Car si la majorité des vins que l'on trouve en grande surface ou dans les bars ne sont pas bons, ce n'est pas parce que ce sont des beaujolais mais simplement parce que ces vins sont mal fait ! Nombre de cavistes proposent des beaujolais nouveaux qui donnent envie de renouer avec la tradition autour d'un verre au parfum de convivialité et de simplicité et le prix, souvent le double de celui de la gande distribution vaut - largement - l'écart de qualité. Car un bon beaujolais n'a rien a voir avec ce liquide plat et acide des
rayonnages des supermarchés, au contraire, il magnifie le gamay et
offre friandise, fraicheur, souplesse et velouté (pour les plus grands
crus). C'est le cas de ce beaujolais nouveau les griottes de l'excellent Pierre-Marie Chermette avec ses arômes de fruits frais explosant au nez et sa bouche vive, fraiche, fruitée et équilibrée. De tels vins, come ceux de Lapierre, Foillard, Benier ou dautres vignerons talentuex, font du simple beaujolais (l'appelation beaujolais ou beaujolais villages) une remarquable vitrine pour tous les vins de l'appelation et ses 10 crus (Parmi les plus fameux : Morgon, Fleurie, Moulin-à-vent) et l'evenement que représente l'arrivée du beaujolais nouveau doit devenir un ode à tout le beaujolais ! Il faut stopper la ringardisation de cette fête et en profiter pour mêttre en avant le cépage, les bons vignerons et les cavistes indépendants qui les distribuent !
Fiche du vin : Les Griottes - Domaine du Vissoux - Beaujolais nouveau - 2007
18 octobre 2007
VRAI vin de bordeaux
La vrille têtue. Le nom espiègle et surprenant du domaine tranche avec les bordeaux supérieurs de supermarché avec leurs noms grandiloquent, précédé du fameux "château" et de la mention Grand vin de Bordeaux. Ce qui est amusant, c'est que cette mention accompagne le plus souvent des vins de qualité médiocre, stéréotypés, et n'a comme seul objectif de faire croire au consommateur qu'il fait une bonne affaire en achetant une piquette pour quelques euros. Le bordeaux rouge du domaine de la Vrille têtue n'est pas un Grand vin de Bordeaux et tant mieux ! Il fait honneur à l'appelation bordeaux supérieur, une des plus accessible dans le bordelais et qui constitue la première vitrine des bordeaux.. mais que trop peu de bons vins honnorent. Il rassemble tout ce que l'on attend d'un simple bordeaux mais que peu offrent : une robe bordeaux sombre, un nez frais et fruité et une bouche souple, riche, avec une finale sur le fruit. Alors que les mauvais élèves se vantent de leur goût boisé et vanillé qui est grossier et en rien naturel (il est apporté par un élevage caricatural ou, pire, par des copeaux de bois), la vrille têtue s'entête à produire un vin qui rend homage à son terroir et à son appelation. Elle a bien raison !
Fiche du vin : Domaine de la Vrille têtue - Bordeaux supérieur rouge - 2004
27 mai 2007
Moi de mai : la rose s'en va, le rosé arrive
Le printemps. Belles journées, légère brise, jolis chants d'oiseaux. Il ne manque rien... Vraiment ? Il manque ce vin que l'on va commencer à boire et qui va assurer la transition avec l'été : le rosé. Redevenu à la mode depuis quelques années, le rosé n'est plus ce vin si longtemps méprisé et quelques bons vignerons signent d'excellentes cuvées. Le vin de table rosé du domaine Mont de Marie fait partie de celles-ci. La robe est d'un rose très pâle, le nez frais et très légèrement fruité et la bouche est d'une remarquable fraîcheur avec une jolie vivacité. En somme, un rosé bien sec mais surtout bien fait avec du plaisir à la clé. L'été ne doit pas être bien loin...
Fiche du vin : Mont de marie - vin de table (Languedoc) rosé - 2006
19 mai 2007
Appelation vin de plaisir contrôlée
Vin de table. Mais rien à voir avec le gros rouge qui tâche, du genre la villageoise en grande surface. Non, loin de là. Il est important de faire savoir que de nombreux cavistes proposent des vins de table. Ce sont la plupart du temps des vins de vignerons de qualité qui pour des raisons de cépages, de degré alcoolique… ne rentrent pas dans les cases des commissions d’agréments qui délivrent les appellations contrôlées (et de vin de pays). Mais ces vignerons qui produisent un vin dans le respect du terroir et sans artifice préfèrent ne pas obtenir d’appellation que de trahir leur vin. Ainsi chez un caviste vous pourrez trouver des vins de table à tous les prix, cette dénomination n’étant en rien un signe d’un vin de sous catégorie et le caviste saura vous expliquer l’histoire et la provenance de ces vins. Lou Gressac est un vin de table produit dans le Gard qui n’a pas eu le droit à l’appellation vin de pays du Gard. Son prix est tout petit mais voila un vin simple, sur le fruit, souple et d’une bonne fraîcheur qui fera merveille lors des pique-niques printaniers. Un vin qui rappelle la leçon : Ce n’est pas l’étiquette ni le prix qui apporte du plaisir, c’est le vin, tout simplement !
Fiche du vin : Lou Gressac - vin de table (Gard) rouge - 2005
17 septembre 2006
Ce Blaye qui balaie mes a-priori
Un ami qui revient de vacances dans le balayais nous ramène, à mes parents et à moi, une caisse de six bouteilles de Blaye. A ce moment où cette caisse nous est offerte, qu’avais-je dégusté de cette région bordelaise ? En somme très peu de vins, la plupart au restaurant, et aucun n’ayant aiguisé mon envie d’approfondir la connaissance de ce vignoble. Car si la plupart ne pouvaient toutefois être qualifiés de mauvais, ils étaient pour la majorité d’entre eux tout juste corrects – un terme que j’aime employer le moins souvent pour parler de vin – et ne procuraient pas de réel plaisir. C’est donc avec curiosité mais sans grand espoir que j’ouvris la première bouteille, d’autant plus que la seule mention Blaye sur l’appellation peut laisser supposer que la qualité est inférieure aux premières cotes de blaye. Vous vous doutez bien que si je raconte tout ça, ce n’est pas pour descendre ce vin, qui plus est d’un ami et qu’il doit plutôt s’agir d’une bonne surprise. Et vous avez raison ! La robe est grenat, le nez développe des notes de fruits frais accompagnés d’une touche de réglisse et la bouche confirme les premières impressions. Structurée par de jolis tannins déjà ronds, elle est franche, simple et ronde et se termine par une belle finale fraîche. En somme un vin bien fait et agréable de bout en bout. Pas besoin d’en faire des tonnes pour procurer du plaisir !
Fiche du vin : Château Grillet-Beauséjour – Blaye – Bordeaux rouge – 2002
30 août 2006
Simplement bon
« On dirait un beaujolais. Curieux pour un pinot noir ! » Telles étaient les premières réflexions que je me suis faites après mon 1er verre de Macon Bussières 2004 du domaine des terreaux. Car si je savais que géographiquement les vignobles du beaujolais et du mâconnais étaient voisins – certains ouvrages sur le vin n’hésitant pas à inclure les crus du beaujolais dans la bourgogne viticole – j’ignorais en revanche que c’est le gamay qui règne en maître sur l’appellation. Je suis soulagé, ma première impression se révélant donc plutôt judicieuse. Le gamay nous donne ici un joli vin léger, vif et friand tout en fruit frais avec une légère pointe de chaleur en finale. En somme un vin de plaisir simple et franc qui appelle la charcuterie et la bonne humeur.
Fiche du vin : Domaine des terreaux – Macon Bussières – Bourgogne (Maconnais) rouge - 2004
27 août 2006
Au bonheur des dames
« Château Margaux n’est pas un margaux ». Cette formule, accrocheuse et
surprenante, illustrait dans mon premier message, consacré au fameux
premier grand cru bordelais, le caractère puissant, viril de ce vin
d’une appellation dont les représentants misent plutôt sur l’élégance
et la finesse. Je vous présente donc aujourd’hui le premier margaux de
ce blog, en l’occurrence un château Brane Cantenac 1986, 2eme grand cru
classé . A noter que les margaux arrivent en tête du nombre de châteaux
présents dans le classement des grands crus du Médoc 1855 avec 21
étiquettes sur 61. Mais bon, ce n’est pas rang ni une note que l’on
boit et le classement ne doit pas influencer la dégustation et la
réelle appréciation du vin. Donc à table ! La robe est sublimement
sombre avec des reflets ambrés traduisant l’évolution. Le nez, à ma
grande surprise, est décevant tant il manque d’expression, d’intensité
et si pour l’éloge général de ce vin je pourrai le qualifier de subtil
ou de discret, il reste tout de même faible. Mais la bouche est là pour
nous rappeler que nous avons à faire à un grand vin. Après 20 ans de
garde, le vin est à maturité et les tannins complètement fondus nous
livrent un ensemble racé, suave et harmonieux… sans fausses notes se
terminant par une belle finale longue. Un vin qui justifie la
qualification des vins de l’appellation comme étant les plus féminins
du Médoc. Tout en élégance et en finesse, Brane Cantenac 1986 est un
Margaux. Un grand Margaux !
Fiche du vin : Château Brane Cantenac – 2ème grand cru classé – Margaux
– Bordeaux Médoc rouge - 1986









