09 juillet 2006
Bleu Blanc … Rouge !
4 ou 5 heures tout au plus. C’est le temps qu’il reste à
attendre – à angoisser pour certains, à rêver à l’impossible pour
d’autres - avant de savoir si une deuxième étoile jaune brillera ce
soir
- et pour l’éternité - dans le ciel tricolore et sur le cœur des bleus.
Quoi de mieux pour patienter que de déboucher une bonne bouteille
bien sympathique. Oui mais laquelle ? Par exemple ce coteaux du
vendômois rouge d’Emile Hérédia, un vin de plaisir (encore un !!) du val
de
Loire, de Touraine plus précisément, 100% pineau d’Aunis. Un vin à la
robe grenat aux reflets violacés, au nez de sous-bois et à la bouche
vive et épicée qui nous livre un joli fruit soutenu par une belle trame
acide. Un vin tout en fraîcheur a boire avant ou pendant le match, car
après, si la France entre
dans la légende, on ne boira ni vin, ni champagne mais seulement … du
petit
lait !
Fiche du vin : Domaine de Montrieux - Coteaux du vendomois - Loire rouge - 2004
06 juillet 2006
Bleu Blanc Rose
Juillet – soleil – farniente – et jouissance cathodique grâce à une équipe qui redonne le sourire à un pays bien morose. Tout est réuni pour bien aborder l’été et les vacances. Tout ? Non. Il manque ce sans quoi l’été ne serait pas l’été, ce petit rien sans quoi grillades et salades estivales seraient comme le gâteau sans la cerise. La cerise, c’est Griottes 2005, un rosé plaisir du beaujolais à la robe claire saumonée, au nez subtil de pamplemousse et petits fruits acidulés et une bouche dont l’attaque vive et fraîche s’équilibre ensuite avec gras et rondeur. Le tout nous donne un vrai vin d’été, basé sur le plaisir et la fraîcheur. Selon ma formule favorite : un vin de soif à boire … sans soif !
Fiche du vin : Griottes – Domaine du Vissoux - Beaujolais rosé - 2005
04 juillet 2006
Petit billet d'humeur sous la forme d'un petit poème sans prétention....
Déraciné
C’est faux, le vin n’est pas liquide
Le vin est un arbre qui puise ses racines
Au plus profond du terroir auquel il est uni
Et si un jour, par ignorance ou vénalité
L’homme décide de rompre cette fidélité
Son vin, soyez en sur, sera bien mort
Et au cimetière de la dive bouteille
S’émouvront, chagrinés, ceux qui
Habités par le doux souvenir d’un breuvage identitaire
Ne pourront que porter à jamais
Le triste deuil de racines pour toujours enterrées
Et si aujourd’hui on peut trouver
Elevées hors sol quelques bouteilles sacrilèges
Ceci, entendez le, n’est pas du vin
Mais l’enfant naturel d’hommes
Infidèles au contrat de mariage.
25 juin 2006
Top générique
Le pinot noir est à l’honneur en ce terne dimanche parisien avec un
très sympathique bourgogne générique, c'est-à-dire dont l’appellation
est simplement : bourgogne. Robe rubis pâle, nez discret développant de
jolies notes de tabac et bouche agréable marquée par la souplesse de
tannins compléments fondus et une longueur correcte. Bref, un vin
franc, frais et rond qui aura rendu ce triste dimanche un peu plus
souriant.
Fiche du vin : A Mouchoux et P Laboureau - Bourgogne rouge - 2002
24 juin 2006
Vous avez déjà bu de l’or ?
Pour l’amateur de vin néophyte et curieux que je suis, il est des
moments privilégiés qui nous sont offerts et qu’il faut savoir
apprécier. En l’occurrence un banal, bien que très intéressant, cours
d’œnologie sur les vins de Loire chez un caviste parisien qui fut rendu
magique par la dégustation d’un vin supplémentaire dont j’avais lu et
entendu les éloges mais pas encore goûté les secrets. Ce vin, c’est
Maria Juby 2002, vin de table de Patrick Baudouin. En réalité c’est un
Coteaux du Layon, appellation de Loire produisant des vins blancs
liquoreux à qui on refusa l’agrément en raison d’un degré alcoolique
trop faible (8,5%). Mais au-delà de son état civil, ce vin est
surtout une pure merveille, incomparable. La robe est or, le nez exalte
miel et agrumes. Et la bouche !! elle est doucereuse, sirupeuse avec
une finale d’une superbe longueur, le tout équilibré par une acidité
remarquable. Mais ces mots sont bien ridicules et trop faibles pour rendre
compte de l’inexplicable plaisir que procure ce vin. La bouteille fait
seulement 50cl et à la fin du cours on était autant déçu de ne pas
prolonger le bonheur qu’heureux d’avoir pu y goûter. Vous avez déjà bu
de l’or ? Non. Moi si...
Fiche du vin : Maria Juby – Vin de table – vin de Loire blanc liquoreux
- 2002
Hautes côtes d’ennui
Voici un vin dont certains diront, si on met en avant ses nombreux défauts, qu’il est buvable et que ce n’est qu’un petit vin. Mais quel est le rôle d’un vin ? Pour moi, c’est tout simple : apporter du plaisir. On ne boit pas pour boire, on boit pour passer un bon moment, pour partager et à un vin qui serait simplement « buvable », je choisis sans hésiter le verre d’eau. Et du plaisir, ce bourgogne Hautes Côtes de nuits 2002 de la cave des hautes côtes n’en apporte aucun : aucun nez, aucune matière, aucun caractère, bref, aucun intérêt !!
02 mai 2006

" L'alcool m'a plus apporté qu'il ne m'a pris "
WIston Churchill
25 avril 2006

" Les français ont du vin, les anglais de l'humour "
Roland Topor
24 avril 2006
Pierrevert… non ! blanc !
« Coteaux de quoi ? hein ? C'est où ? Connais pas ! » C’est pour éviter que certains d’entre vous ne fasse cette réaction devant leur écran que j’ai pensé qu’une petite présentation de l’appellation Coteaux de Pierrevert s’imposait. Eh oui, un peu de géographie et après, on passe à la dégustation, promis ! L’appellation regroupe onze communes dont celle de Pierrevert, situés au Sud de Manosque, dans la partie la plus chaude des Alpes de Hautes Provence. Vous voyez ? - Là - en bas -à droite – non - un peu plus haut – un peu plus à droite- stop c’est bon, c’est là ! Si, en terme de découpage administratif, la situation de l’appellation est claire, étant située en région PACA, çà l’est beaucoup moins en terme de régions viticoles. En effet, si la plupart des guides la font figurer dans la vallée du Rhône, certains professionnels la considère provençale. Prenez une carte viticole, vous comprendrez les débats... Quand à moi, je ne peux pas vous dire si ce vin est plus représentatif des vins de Provence ou du Rhône étant néophyte et les visiteurs issus de ces régions ne sont pas encore très nombreux à être venus visiter mon palais. Peut-être pourrais-je esquisser un jugement lorsque je publierais sur ce blog mon 1000ème commentaire… Mais en attendant, faisons fi de ces considérations géosémiologique (néologisme maison !) et prenons un verre de ce blanc qui, à la fois simple et très agréable, ravira tout le monde. La robe est très pâle, claire,d’une grande limpidité, le nez est à la fois très frais mais également aromatique avec un joli fruité d’agrumes et la bouche, bien équilibrée, est dotée d’une belle matière et d’une belle fraîcheur dans une finale remarquable avec les agrumes en rétro-olfaction. Un vin qui ravira tout amateur à la fois de vin blanc sec et frais et de vins bien fait par des vignerons qui respectent leurs vignes et donc le consommateur en lui délivrant un vin « naturel » exprimant tout ce qu’un terroir peut délivrer. Je suis ravi !
Fiche du vin : Château de Rousset - Coteaux de Pierrevert - Vallée du Rhône blanc (les guides ont gagnés!!) - 2004
23 avril 2006

" L'alcool tue lentement. On s'en moque. On n'est pas pressé. "
Georges Courteline


